Les Procès du terrorisme : d'aujourd'hui à hier
Lauréat du concours Têtes Chercheuses Fondation Flaubert 2019

les procès du terrorisme

 

Le Prix de la Fondation Flaubert a récompensé en 2019
le projet d'exposition “Les procès du terrorisme : d’aujourd'hui à hier”
porté Antoine Mégie, Enseignant-chercheur à l’Université de Rouen Normandie, en association avec les membres du CUREJ, de DySoLab et d’HisTéMé.
 
 

 


Lancé en 2010 par Relais d'sciences, aujourd'hui Le Dôme, avec le soutien de la Fondation Musée Schlumberger, rejointe en 2019 par la Fondation universitaire Flaubert, le concours "Têtes chercheuses" vise à encourager les démarches innovantes des équipes de recherche publiques et privées de Normandie en matière de médiation scientifique.Il décerne chaque année le Prix Musée Schlumberger et le Prix Flaubert, dotés respectivement de 10 000 euros par les Fondations mécènes, pour permettre la réalisation d'un projet illustrant une problématique de recherche ou renouvelant la compréhension des enjeux de société et des questions d'actualité. Les projets lauréats sont diffusés aux plans régional et national pendant 3 ans.


L’exposition « Les procès du terrorisme d’aujourd’hui à hier » propose, à partir de plusieurs grandes périodes, un panorama historique de la manière dont la violence politique, qualifiée de « terroriste », a été appréhendée par la justice pénale française depuis la fin du XIXe siècle.
En point d’entrée central, des expériences judiciaires racontées dans les différents moments d’audiences et de jugement, afin que les spectateurs puissent ensuite accéder à une histoire plurielle et pédagogique de la justice et du terrorisme. Chaque procès est choisi pour son caractère emblématique ou son rôle significatif dans un contexte propre à la période. L’exposition, dans sa dimension historique et contemporaine, permet ainsi d’appréhender les grandes problématiques des futurs procès et leurs dimensions inédites, au regard des épisodes historiques qui ont traversé la France.
Au centre du projet, les contenus du travail de recherche du programme Jupiter de l’Université de Normandie, les travaux scientifiques déjà existants ou encore les archives de la presse judiciaire et des autorités pénales. Des documents d’archives écrits, sonores ou visuels font de l’exposition un lieu d’information et d’instruction. Dans une approche interactive, nous avons intégré le visiteur au centre de l’exposition pour une médiation sensible. Il s’agit de le toucher, de le déstabiliser afin qu’il ait envie d’accéder aux savoirs proposés dans l’exposition.
Les dessins de Benoît Peyrucq recréent le décor d’un palais de justice, à l’entrée, et dans la salle d’audience, à l’intérieur des lieux d’accueil, tels que les universités et les palais de justice, viendront bientôt renforcer cette dimension scénographique. La scénographie interactive, multiforme et multimédia, mêle représentations graphiques, archives, supports radiophoniques, vidéos ou numériques, relevés d’audience… À cela s’ajoute une médiation scientifique variée et encadrée : visites commentées, conférences, espaces de débat, ateliers pédagogiques à destination des lycéens, simulations d’audiences dans les amphithéâtres universitaires et salles du tribunal, etc.
 
 
Concours organisé en partenariat avec